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Œuvres de femmes surréalistes au Centre Pompidou

Non, le surréalisme ne concerne pas seulement Dalí, Magritte et Miró. Et si les salles du Pompidou sont remplies de pièces surréalistes réalisées par des messieurs, en cherchant bien, on peut aussi tomber sur des femmes surréalistes, avec leurs œuvres intrigantes, voire effrayantes.



Avant de commencer cette liste ludique et effrayante, il convient de préciser que je ne prendrai en considération qu'une seule œuvre par artiste. Ce n'est pas qu'il s'agisse du seul d'entre eux dans la collection, mais pour ne pas vous submerger, nous nous concentrerons sur un seul de chaque. Nous y voilà, sept artistes surréalistes au Pompidou.


1. Jacqueline Lamba (Saint-Mandé, 17 novembre 1910 - Rochecorbon, 20 juillet 1993)


Tout comme nous pouvons voir plusieurs photographies de Dora Maar ou de Man Ray montrant Lamba avec ses boucles dorées, nous pouvons également trouver plusieurs de ses œuvres. Des dessins et des cadavres exquis réalisés en collaboration avec d'autres artistes et intellectuels, dont André Breton, qui était son partenaire. Ici nous pouvons voir Sans titre (1941).


Lamba a participé au mouvement surréaliste entre 1934 et 1947. En 1943, Lamba a été inclus par Peggy Guggenheim dans l'exposition de 31 femmes à la galerie Art of This Century à New York. Elle était également une amie proche de la peintre mexicaine Frida Kahlo, qui est également considérée par beaucoup comme une surréaliste.



2. Dora Maar (1907, France - 1997, France)


Et puisque nous avons parlé de Maar... plusieurs de ses photographies font partie du patrimoine de Pompidou, mais aujourd'hui, je voudrais mettre l'accent sur une de ses pièces en particulier. Il s'agit de Silence (c.1936), un photomontage inquiétant de murs qui se plient pour former un espace cauchemardesque et de personnages en négatif qui semblent nous suivre de leurs regards vides.


Pour en savoir plus sur cette fabuleuse artiste, vous pouvez aller ici.



3. Judit Reigl (1923, Hongrie - 2020, France)

Reigl s'est installée à Paris dans les années 1950, où elle s'est imprégnée du surréalisme, qu'elle a ensuite abandonné pour se consacrer à l'abstraction. Le tableau que je présente ici, Ils ont soif insatiable de l'infini (1950), date précisément de cette période précoce où il est arrivé à Paris.


Il s'agit d'une vision cauchemardesque du vol sans fin d'un cavalier énigmatique, escorté par des créatures monstrueuses qui semblent se précipiter vers le spectateur. Le tableau s'inspire du thème des "Quatre Cavaliers de l'Apocalypse".



4. Ruth Francken (1924, Tchécslovaquie - 2006, France)

Dans Eros et Civilisation (1972), Francken fait allusion aux organes génitaux masculins. Le phallus n'est pas seulement une allusion au pénis mais aussi une représentation du pouvoir symbolique de la masculinité. Le phallus, en tant qu'objet fétichisé, devient le signe visuel d'un pouvoir parodié, tourné en dérision.


Francken a participé à d'autres mouvements d'avant-garde que le surréalisme, comme l'abstractionnisme, le pop art et l'art informel. Dans tous ses voyages à travers ces différents aspects, il s'est toujours intéressé au corps et à ses formes, à l'incomplétude, à la déformation et au fragment.



5. Dorothea Tanning (1910, États-Unis - 2012, États-Unis)

Avec son installation Chambre 202 (1970), Tanning nous ouvre un espace de sculptures molles qui se glissent entre les fauteuils et brisent les murs. Leurs formes organiques nous donnent la sensation d'être devant des êtres vivants, mais leurs dispositions nous font frémir. La matérialité devient ainsi un point d'importance vitale pour l'expérience avec cet espace et les objets qui passent du mobilier à ces êtres étranges.


La sensation troublante générée par cette pièce est réaffirmée lorsque l'on remarque la cause du titre, qui fait allusion à une chanson populaire de 1919 intitulée In Room 202, qui raconte l'histoire de la femme d'un gangster, Kitty Kane, qui s'empoisonna consciemment dans la chambre 202 d'un hôtel de Chicago.


Tanning entre pour la première fois en contact avec le mouvement en 1936 lors de l'exposition du MoMA "Fantastic Art Dada Surrealism". Elle était poète, sculpteur et peintre.


6. Remedios Varo (1908, Espagne - 1963, Mexique)


Nous arrivons à notre cher Remedios Varo. Dans ce cas, nous voyons une de ses productions qui pourrait nous surprendre, car nous sommes habitués à voir ses peintures oniriques dans lesquelles elle déploie toute une gamme de techniques surréalistes.


La leçon d'anatomie (1935) est un collage du type cadavre exquis. Ses premiers pas dans le surréalisme se font précisément avec ce type d'œuvre. Ces fragments superposés d'organes et de figures masculines ont une énorme vigueur et en même temps une grande drôlerie. Bien entendu, le titre de ce collage fait allusion au tableau baroque de Rembrandt portant le même titre.


Pour en savoir plus sur la vie et l'œuvre de Varo, cliquez ici.


7. Toyen (1902, Tchécoslovaquie - 1980, France)


Enfin, nous trouvons l'œuvre de Toyen, L'un dans l'autre (1965). Comme dans ses autres œuvres, la composition combine des éléments hétérogènes mais récurrents : une paire de gants blancs, un buste de femme, des formes ovoïdes, des animaux inquiétants. Tous ces éléments semblent émerger, comme une hallucination, des yeux fermés de la figure féminine enveloppée de fourrure féline, sorte d'archétype de la féminité animale. "L'ensemble de la scène projette une impression de sensualité et de douceur, mais aussi une menace diffuse, incarnée par la silhouette d'un homme caché dans l'ombre", peut-on lire sur le site du musée. Cet univers nocturne, à la fois onirique et fantastique, crée un effet envoûtant qui hypnotise notre regard et nous entraîne dans un scénario de suspension des sens.


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